1000 ans. Et après?

Roger Favre et l’association «Penser avec les mains»

1000 ANS. ET APRÈS?


10-11

26-27

42-43

62-63

68-69

106-107

88-89

1000ansCov

128 pages (215 x 210 mm) sur papier couché semi-mat 135 g, couverture quadrichromie avec laminage mat

Prix: CHF 39.–
En vente chez PAYOT Neuchâtel

Un débat citoyen en 52 rubriques

Pourquoi le cri de Viva la Muerte d’un tristement célèbre général franquiste se trouve-t-il en faveur chez nombre de jeunes aujourd’hui ?

Pourquoi le mépris de l’humanisme chez des maîtres universitaires qui, malgré les avertissements d’Einstein, saluent le projet de fusion entre l’homme et la machine de Kevin Warwick comme un tournant de l’évolution ?

Que fut l’Italie de Berlusconi, sinon l’expression portée à l’extrême d’un mal de société qui opère aussi chez nous, y compris chez ceux qui sont censés préparer l’avenir à partir de l’Instruction publique, socle évident de la culture ?

De la même mouvance qu’Aldous Huxley, George Orwell ou Simone Weil et à partir des mêmes vues souvent prophétiques, pourquoi l’approche de Denis de Rougemont l’humaniste fut-elle écartée au final par le Conseil communal des principes d’orientation culturelle qu’il fit adopter par la Ville de Neuchâtel en 1998 ?

Saluée à la Bibliothèque nationale de Strasbourg, à la Maison du Brésil de Paris ou encore à Saint-Genis-Pouilly pour son originalité plastique et sa fidélité au sujet traité, pourquoi l’exposition itinérante marquant le 100e anniversaire du penseur neuchâtelois dut-elle la plus grande partie de son succès à l’appui donné par la Conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey et ses services ?

Ce pêle-mêle de questions en appelant d’autres, comment les résoudre sans en débattre publiquement selon la pratique inaugurée par Jacques de Montmollin à la Cité universitaire dans le courant des années 1970 ?

***

Né au Locle en 1942, Roger Favre fut formé comme créateur de bijoux à l’Ecole d’Art de La Chaux de Fonds. Ayant pratiqué « cent métiers pour savoir comment on s’exprime selon ce que l’on fait », tous ses écrits sont nourris du quotidien le plus immédiat. En accord avec Nietzsche quand il affirmait qu’«encore un siècle de lecteurs et l’Esprit se mettra à puer», ses vues sur la priorité du théâtre à l’école dans l’apprentissage de la langue lui ont valu le Prix Alpha 97 de la Commission nationale suisse pour l’UNESCO pour la lutte contre l’illettrisme.

Détestant le mot Art avec un grand A, le cinéaste Renoir disait que «l’art n’est jamais que la manière de faire quelque chose». Comme au temps où l’on parlait de l’art de maçonner, de cuire le pain ou de vivre ensemble. Association sans but lucratif, Penser avec les mains cherche à réhabiliter chacun en tant qu’acteur culturel d’une œuvre représentée par la Cité.

Avec la participation de: Jean-Pierre Jelmini, Mathieu Menghini, Denis Miéville, Jacques de Montmollin, Gilles Petitpierre, et bien d’autres.